Edito
Madame, Monsieur,
Agriculteur installé depuis cinq ans à la Ferme du Pas, à Nersac, j’exploite 170 hectares en agriculture biologique. Historiquement tournée vers la luzerne et les céréales, l’exploitation s’est progressivement diversifiée pour renforcer sa résilience : légumes, céréales, vigne, mais aussi un élevage varié comprenant brebis, agneaux, veaux, vaches, cochons, poules et chèvres. Aujourd’hui, la ferme est entièrement autonome en fourrage et en grains.
Nous avons également développé des activités de transformation : création d’une fromagerie sur la ferme et, en 2023, acquisition d’une boulangerie à Sireuil. Un projet de boucherie est en réflexion afin de mieux valoriser la viande issue de mon troupeau de 180 brebis, que je souhaite porter à 280.
Pour poursuivre ce développement, de nombreux aménagements sont nécessaires : bâtiment, mise en place de clôtures solides pour créer différents îlots de pâturage, points d’eau, parcs de contention, prairies adaptées… Ces investissements amélioreront l’efficacité du pâturage tournant et réduiront ma charge de travail. C’est dans cette optique que j’ai engagé un partenariat avec Verso Energy, producteur d’électricité solaire. Grâce à l’appui de bureaux d’études paysagers, environnementaux et agronomiques, nous avons conçu une centrale agrivoltaïque parfaitement adaptée à mon activité.
Installée uniquement sur les parcelles destinées au pâturage, cette centrale offrira ombrage et confort à mes brebis tout en produisant assez d’énergie verte et locale pour alimenter 9 000 personnes. Dans un contexte de pression foncière croissante, je suis convaincu qu’associer production agricole et production d’électricité est une façon pertinente d’optimiser les terres tout en progressant vers la transition énergétique.
Ce site web a été conçu pour vous présenter ce projet et répondre à toutes vos questions sur l’agrivoltaisme.
Paul Bertrand
du GAEC Grain de Bohème.

Les chiffres clés du projet
33ha
de surface
étudiée
25ha
de surface
clôturée
14,5MWc
de puissance installée
prévisionnelle
20,7GWh
de production
annuelle estimée
L’équivalent d’environ
4300
foyers alimentés
Et environ
4924
de CO2 évitées par an
Un projet,
plusieurs objectifs
Le projet agrivoltaïque est porté par Verso Energy en partenariat avec Paul Bertrand du GAEC Grain de Bohème.

Où se situe
le projet ?
Le projet se situe dans la ville de Nersac.
Nersac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente. Elle est située à l’ouest d’Angoulême dont elle fait partie de la communauté d’agglomération.
Calendrier : où en est-on ?
La dimension agricole au coeur du projet
Aujourd’hui, le dérèglement climatique fragilise fortement l’agriculture. Les aléas comme la grêle, le gel, les tempêtes ou les canicules se multiplient et compromettent la croissance des cultures.
Pour l’élevage, la raréfaction de l’eau, la dégradation des pâturages et l’allongement des périodes de sécheresse fragilisent l’alimentation des troupeaux et affectent directement la santé animale.
Cette situation accroît les coûts de production et met en péril la rentabilité des fermes. Dans ce contexte, les exploitants sont contraints d’adapter leurs pratiques et d’innover pour maintenir leur activité, tout en subissant une pression croissante liée à la sécurité alimentaire, aux enjeux environnementaux et aux attentes sociétales.
Une pratique strictement encadrée par le décret du 8 avril 2024 sur l’agrivoltaïsme

Pour être considéré comme relevant de l’agrivoltaïsme et se voir autorisé par le Préfet, un projet doit :
● Permettre de maintenir le rendement agricole des parcelles concernées à au moins 90% de ce qu’il était avant l’installation ;
● Fournir un revenu agricole durable et significatif,
● Rendre un ou plusieurs services agricoles en capacité d’améliorer durablement la production globale sur l’exploitation.
Par ailleurs, l’installation agrivoltaïque doit respecter les éléments suivants :

• La superficie non exploitable ne doit pas excéder 10 % de la superficie totale couverte par l’installation agrivoltaïque.
✓ Le projet agrivoltaïque à Nersac se limite à 3,6 %
• Le taux de couverture ne doit pas dépasser 40%
✓ Le projet agrivoltaïque à Nersac se limite à 38 %
• La différence de rendement ne doit pas être supérieure à 10%
✓ Le projet agrivoltaïque à Nersac n’aura pas de perte de rendement
• De plus, sur les 33 hectares de zone d’étude initiale, 25 hectares seront finalement concernés par la centrale, les panneaux solaires recouvrant seulement 6,1 hectares.
Enfin, le projet agricole doit s’inscrire dans la durée, car les panneaux ne peuvent pas continuer à être exploités si les parcelles concernées par l’implantation ne sont plus utilisées pour une production agricole.
Du sur mesure pour le GAEC Grain de Bohème
Le quotidien des agriculteurs a fait l’objet des nombreux échanges avec l’expert agricole de l’équipe projet et le bureau d’étude spécialisé, pour concevoir un parc faisant passer le confort d’utilisation des parcelles au premier plan.
Contrairement aux centrales solaires classiques qui utilisent des panneaux fixes orientés vers le sud, notre projet agrivoltaïque utilise une technologie de type trackers. Les panneaux pourront alors suivre la trajectoire du soleil durant la journée.
Ces panneaux suivent la trajectoire du soleil tout au long de la journée et sont pilotables, offrant plusieurs avantages :
• Faciliter le passage des engins agricoles entre les rangées de panneaux
• Permettre l’effacement des panneaux lors des périodes de croissance critiques des cultures où les besoins en irradiation sont plus importants
• Maximiser la production d’électricité renouvelable
Une implantation adaptée à l’activité agricole
La réglementation prévoit de laisser a minima 7 m entre les panneaux. Ici, l’équipe projet a choisi d’augmenter cet espacement pour un confort maximal de l’exploitation.
Les panneaux resteront à l’horizontale pendant le pâturage des bêtes, et pourront s’incliner pour suivre la course du soleil ou laisser les engins agricoles passer le reste du temps.


L’implantation du projet
Le scénario d’implantation final sera le résultat d’une variante adaptée à un itinéraire technique de pâturage tournant optimisant la production d’électricité renouvelable. Celui-ci a été pensé pour répondre aux exigences réglementaires tout en prenant en compte les dimensions humaines et environnementales, en concertation avec les acteurs du territoire.

L’intégration paysagère
Verso Energy a veillé à optimiser l’implantation paysagère du projet afin d’en améliorer au maximum l’intégration visuelle.
Mesure haie
Afin de limiter l’impact visuel du projet, Verso Energy prévoit d’implanter de nouvelles haies bocagères sur la plupart des bordures de parcelles du projet. Ces haies seront composées d’essences locales, respectant les chartes de préconisations existantes dans la communauté de communes concernée, contribuant ainsi à recréer des habitats favorables à la biodiversité locale.
Mesure clôture
La clôture sera montée dans des coloris qui s’adaptent bien au paysage local et qui permettra de protéger les cultures et les panneaux d’éventuelles intrusions de gros gibier.
La production d’énergie verte
Les objectifs de transition énergétique doivent se décliner à tous les échelons !
Le parc agrivoltaïque participera, à son échelle, à la transition énergétique du territoire.
20,7
GWh/an
de production annuelle d’électricité
soit l’équivalent de la consommation de
4230
foyers (avec chauffage)
4924t
de CO₂ évitées par an.
Les Grandes Étapes
Un projet agrivoltaïque ne se monte pas en un jour !
Le chemin vers sa construction et son exploitation est jalonné de nombreuses étapes techniques et réglementaires.
Grâce à une présence sur le territoire, Verso Energy a pu se mettre en contact avec le GAEC Grain de Bohème. Un travail en étroite coopération avec Paul Bertrand s’est alors engagé. Il a permis de mettre à l’épreuve leur projet au regard du cadre réglementaire et des enjeux agricoles, mais aussi des enjeux techniques de la production d’électricité solaire. Cette phase de travail a confirmé la possibilité de lancer une phase d’étude plus approfondie sur une partie des terres exploitées par l’exploitant.
Les études préalables
Une fois cette zone de projet identifiée, plusieurs études sont conduites afin de réaliser un diagnostic préliminaire agricole, écologique et paysager de la zone de projet. Cet « état initial » consiste à faire une « photographie » de l’environnement existant et de l’exploitation : les espèces présentes sur le site sont observées, la qualité des terres et les éléments du paysage sont étudiés.
Pour réaliser ces études, Verso Energy s’appuie sur l’expertise de bureaux d’études indépendants et spécialisés :
● CALIDRIS pour le volet biodiversité
● ATER Environnement pour les études environnementale et paysagère
● EDAGRI pour la dimension agricole.
L’étude environnementale décrit la situation actuelle du site en matière de biodiversité et d’écosystèmes. Elle s’appuie sur des données bibliographiques et sur des passages réguliers d’écologues sur site pour observer les espèces fréquentant le site.
Elle comprend plusieurs volets :
● Flore et habitats : inventaire des espèces végétales et habitats naturels présents.
● Faune : identification des espèces animales, avec un focus sur les espèces protégées.
● Zones protégées et continuités écologiques : analyse des sites classés (Natura 2000, ZNIEFF, réserves naturelles).
● Qualité des milieux naturels : état des cours d’eau, des zones humides, de la qualité de l’air et des sols.
L’état initial paysager évalue la situation visuelle et esthétique du site avant le projet.
Il inclut :
● La caractérisation du paysage : analyse des formes du relief, des éléments architecturaux.
● La perception visuelle : points de vue emblématiques, co-visibilité avec des éléments patrimoniaux, visibilité depuis des lieux d’intérêt collectif.
L’état initial agricole permet de caractériser le fonctionnement de l’exploitation et d’analyser l’impact du projet sur l’activité agricole existante :
● Occupation des terres agricoles : surfaces cultivées, types de cultures, assolements.
● Systèmes d’exploitation : types d’exploitations (élevage, grandes cultures, maraîchage).

L’étude d’impact et la séquence ERC
Outre les états initiaux, l’ensemble des études réalisées évaluent les impacts potentiels du projet et définissent des recommandations destinées à les Éviter, les Réduire ou les Compenser. Il s’agit de la séquence ERC, inscrite dans le code de l’Environnement.
Ces recommandations peuvent être de différentes natures :
En tenant compte de ces préconisations et en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, l’équipe projet engage ensuite une phase de réflexion visant à définir l’implantation optimale du projet. C’est sur cette implantation définitive que sera réalisée l’évaluation complète des impacts.
L’instruction des demandes d’autorisation
Le dépôt du projet en préfecture :
Une fois l’ensemble des études finalisées, la demande de permis de construire est déposée en Préfecture. Elle est instruite par les services de l’État. Seul le préfet est habilité à autoriser ou non la construction du parc agrivoltaïque.
L’enquête publique :
Pendant l’instruction, l’autorité organisatrice demande au président du tribunal administratif de désigner un commissaire-enquêteur chargé de l’enquête publique. Cette étape correspond à la concertation « officielle » du projet : elle vise à recueillir les avis et observations des communes et de leurs habitants dans le périmètre de l’enquête publique, sur la base du dossier qui est accessible dans les mairies. À l’issue de cette période, le commissaire-enquêteur rédige un rapport et rend un avis au préfet.
C’est sur la base des avis formulés par les différents services consultés que le préfet décide de délivrer ou non l’autorisation de permis construire du parc agrivoltaïque.
Le parc en exploitation

La construction et la mise en service
Lorsque le permis de construire est délivré, les travaux d’aménagement du parc pourront commencer : ils durent en moyenne entre 6 mois et 1 an, mais ce délai peut varier d’un projet à l’autre (selon sa taille, les difficultés rencontrées, etc.). Pendant cette période, des équipes dédiées aménageront les différents accès, enfouiront les câbles, monteront les structures et s’occuperont du raccordement au réseau. Ils s’assureront, durant les travaux et à l’issue, de protéger la qualité des sols et de les laisser dans le meilleur état pour la reprise de la pratique culturale.
Des retombées fiscales sur plusieurs décennies
Une fois en fonctionnement, un parc photovoltaïque génère chaque année des retombées fiscales pour l’échelon local. Ces ressources sont partagées entre les différentes collectivités conformément à la loi : 20% pour la commune, 50% pour la communauté de communes et 30% pour le département.
En ce qui concerne le projet photovoltaïque de le projet agrivoltaïque de Ludovic Hoeffelin à Issoudun, les ressources fiscales issues de la taxe IFER sont estimées comme ceci :
Ces ressources estimées sont susceptibles d’évoluer au fil des ans.


Le démantèlement
Un parc agrivoltaïque est autorisé pour 40 ans. Une fois son démantèlement acté, et si le parc n’est pas renouvelé, le site est restitué à son état initial.
Cette fin de vie du parc est à la charge de l’exploitant du parc (en l’occurrence, Verso Energy). Les modules et les structures en aluminium sont évacués et les postes électriques sont déconstruits. Des travaux de restauration sont également menés pour que la parcelle retrouve son état d’avant-projet.
Le recyclage des panneaux
La collecte et le recyclage des panneaux photovoltaïques font l’objet d’une obligation réglementaire depuis 2002. Ils sont encadrés par la directive européenne sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). En France, l’éco-organisme Soren est en charge de cette filière.
Les panneaux solaires sont recyclables à plus de 95% : leurs composants principaux (verres, plastiques et aluminium) sont recyclés dans des filières industrielles existantes. Dans une logique d’économie circulaire, ils peuvent être réutilisés pour fabriquer de nouveaux modules.

La démarche d’information
et de consultation
Dès le départ du projet, GAEC Grain de Bohème et Verso Energy se rejoignent sur la volonté de construire un projet qui s’intègre le mieux possible sur son territoire.
Conscients du caractère relativement nouveau des projets agrivoltaïques en France, et des nombreuses questions qu’ils peuvent soulever chez les habitants et les élus des communes concernées, ils décident de mettre en place une démarche de concertation et communication.
Une première phase de diagnostic territorial, réalisé par l’agence de concertation TACT, ainsi qu’un porte à porte ont été réalisés en décembre 2024. Ils ont permis d’établir plusieurs constats et axes d’action en découlant.
Également, des consultations ont été faites auprès d’acteurs du territoire :







Documentation
Comité de projet :
Un comité de projet, tel que prévu par la loi APER, a été organisé le 11 décembre 2025 avec les collectivités concernées.
La présentation projetée utilisée lors de cette réunion est téléchargeable sur ce lien.
Informer
et être à l’écoute
Paul Bertrand et Verso Energy ont à cœur d’apporter une information fiable et continue du projet aux habitants du département.
Un parc agrivoltaïque peut susciter des questionnements ou des observations. N’hésitez pas à nous en faire part, nous sommes disponibles pour y répondre !
Des réponses à vos questions
Le cadre règlementaire de l’agrivoltaïsme
La loi APER, promulguée le 10 mars 2023, ainsi que le décret du 8 avril 2024 relatif au développement de l’agrivoltaïsme, sont venus encadrer la mise en œuvre de ces projets. Désormais, plusieurs critères doivent être respectés pour qu’un projet puisse être autorisé par le préfet :
● Maintenir le rendement agricole des parcelles concernées à un niveau au moins égal à 90 % de celui constaté avant l’installation
● Garantir un revenu agricole durable et significatif
● Apporter un ou plusieurs services agricoles contribuant à l’amélioration de la production globale de l’exploitation
Quels peuvent être les services ajoutés d’un projet vis-à-vis de l’activité agricole ?
Toutes les garanties seront mises en place pour continuer l’activité agricole sur les terres du projet et œuvrer pour un maximum de services ajoutés. Les panneaux solaires seuls sur terre agricole sont interdits et nous nous engageons à ne pas dégrader l’ensemble des services ajoutés.
Le fonctionnement du parc photovoltaïque
Pour produire de l’énergie, un parc photovoltaïque se compose de plusieurs éléments majeurs.

1) Les panneaux solaires produisent l’énergie
2) Les structures métalliques supportent les panneaux solaires
3) Les onduleurs permettent de transformer le courant continu (celui qui est produit par les panneaux) en courant alternatif (celui qui est envoyé vers les transformateurs électriques)
4) Les transformateurs électriques convertissent le courant basse tension, qui est produit par le parc photovoltaïque, en courant haute tension, lequel peut être utilisé par le réseau public de distribution
5) Dans le poste de livraison se situe un compteur : il comptabilise la production électrique de la centrale, puis l’injecte dans le réseau public
6) Des lignes de raccordement transfèrent l’énergie produite du parc au réseau public de distribution
7) Des équipements annexes (tels que les clôtures, les citernes de stockage d’eau) concourent à la sûreté et la sécurité du site
Le raccordement
Une fois l’électricité injectée par le poste de livraison, elle est conduite vers le poste source le plus proche. Ce poste source est connecté au réseau de transport d’électricité haute tension. En fonction du maillage national et des besoins du territoires, l’électricité est à nouveau convertie en basse tension, pour être distribuée dans les foyers. Le tracé du raccordement ainsi que le poste source sont décidés par le gestionnaire de réseau lorsque le permis de construire a été obtenu.

Composants et principes de fonctionnement des panneaux
Un panneau photovoltaïque est composé de plusieurs modules montés sur une structure. Chaque panneau est constitué de plusieurs couches, dont les cellules photovoltaïques, qui contiennent des matériaux photosensibles. Lorsqu’elles sont au contact du rayonnement solaire, les électrons s’activent, et produisent de l’énergie. Cette énergie est ensuite redirigée vers le réseau électrique.
Le saviez vous ?
Les modules photovoltaïques ne sont pas constitués de terres rares ! Leur composant principal, le silicium, est le 2e atome le plus présent sur Terre, après l’oxygène. *source : ADEME, rapport Terres rares, énergies renouvelables et stockage d’énergie
La durée de vie d’un panneau photovoltaïque est d’en moyenne 40 ans, lorsqu’ils sont conformes aux normes françaises et européennes.
La conception des panneaux photovoltaïques est soumise à des normes de la Commission Électrotechnique Internationale (CEI). Elles garantissent que les modules installés soient en mesure de résister à la chute d’un grêlon de 1,25 cm de diamètre, lancé à 140 km/h.
Aujourd’hui, la fabrication des panneaux photovoltaïque est surtout effectuée en Chine. Pour autant, avec le développement de la filière, des usines françaises voient peu à peu le jour. L’implantation à Fos-sur-Mer d’une giga-usine dédiée à la fabrication de panneaux solaire a ainsi été annoncée début 2023.
Les panneaux solaires n’émettent pas, ou très peu, de nuisances sonores. La seule émission sonore perceptible provient des ventilateurs des locaux techniques, mais devient inaudible lorsque l’on s’en éloigne de quelques dizaines de mètres.
Idées reçues
Faux – Aucun béton ne sera coulé. Les panneaux seront installés avec des pieux dans les sols. Les câbles électriques seront enfouis à 80 cm de profondeur ou en limite de roche dure. Le parc photovoltaïque est ainsi facilement démontable lorsqu’il arrive en fin de vie.
☝️ Pieux enfoncés dans le sol sur lesquels les panneaux seront installés
Un parc photovoltaïque et l’ensemble des éléments qui le composent (panneaux, câbles de raccordement, transformateur, etc.) doivent respecter des normes en la matière. Même à 50cm le champ électromagnétique des panneaux est ainsi très faible, comparable à celui de beaucoup d’appareils électriques de notre quotidien.
Faux – Les panneaux solaires sont recyclables à 96% ! Leurs composants principaux (verres, plastiques et aluminium) sont recyclés dans des filières industrielles existantes. Dans une logique d’économie circulaire, ils peuvent être réutilisés pour fabriquer de nouveaux modules.
Le silicium qui les compose, lui est recyclé jusqu’à 4 fois par la filière.
Faux – La France dispose d’un gisement solaire favorable à l’implantation d’un parc photovoltaïque, le 5e à l’échelle européenne. Et si la Vienne est moins ensoleillée que certaines régions du sud de la France, son taux d’ensoleillement est meilleur que celui de l’Allemagne, qui est leader européen en termes de production d’électricité à partir de l’énergie solaire.
De plus, le potentiel solaire d’une installation dépend d’autres facteurs, tels que sa surface, sa puissance, son inclinaison, son exposition, etc. Par ailleurs, malgré ce que l’on pourrait penser, les panneaux photovoltaïques continuent de fonctionner pendant la saison hivernale, même si leur production électrique est diminuée. Enfin, si un développeur fait le choix d’implanter un parc photovoltaïque sur un territoire, c’est qu’il a finement analysé son futur rendement !
Faux – À l’heure actuelle, on estime qu’un panneau photovoltaïque rentabilise l’énergie nécessaire à sa fabrication, à son transport, à son installation et son recyclage en un délai de 12 mois à 3 ans en moyenne.
Faux – La dégradation des sols induite par l’installation d’un parc photovoltaïque est limitée par son caractère facilement démontable (le parc n’a pas de fondations grâce à l’utilisation de mono-pieux). De plus, si un parc photovoltaïque impacte les sols et la biodiversité, le code de l’Environnement requiert l’application de la séquence Éviter, Réduire et Compenser, préalable à toute installation.
Les clôture de type parc à mouton sont installées pour protéger le parc d’éventuels dégâts liés à la présence de grands mammifères. Néanmoins, le grillage choisi comporte un maillage très large en pied de clôture de façon à permettre le passage de la petite faune (faisans, lièvres, renards, hérissons…).
Ils conduisent le projet
Une exploitation extensive, durable et engagée, de 170 ha, qui possède des projets d’investissements structurants : bâtiment agricole, amélioration des équipements d’élevage (clôtures, abreuvoirs, parc de contention), ilotage des parcelles, ainsi qu’une attention particulière portée à la composition de prairies adaptées grâce à des semis et sursemis avant et après le chantier.
Une activité portée depuis 5 ans, qui se projette sur le long terme pour maintenir une filière ovine locale dynamique et préserver un modèle agricole respectueux des sols et du territoire.
Verso Energy
● Un acteur engagé dans la transition énergétique pour participer au développement d’un mix énergétique décarboné et compétitif.
● Une volonté de développer des projets photovoltaïques en étroite collaboration avec les acteurs locaux, au plus proche des réalités du territoire
● Une équipe projet pluridisciplinaire pour développer un projet innovant, respectueux de l’environnement et intégré dans le paysage

Romain Marpaux
Chef de Projet

Anthony Moreau
Responsable Territorial Agricole
Ils nous accompagnent
Tout au long du projet, nous sommes accompagnés par des bureaux d’études indépendants, dont l’expertise aiguille nos choix techniques et stratégiques.

Étude du milieu naturel
Calidris est un bureau d’études naturalistes spécialisé dans l’inventaire de la biodiversité, l’évaluation des enjeux écologiques et l’accompagnement des projets d’aménagement.
Il garantit la prise en compte du vivant et le respect de la réglementation faune-flore, et propose des mesures adaptées pour préserver et restaurer les milieux naturels.

Études environnementale et paysagère
ATER Environnement est un bureau d’études environnementales et paysagères aux valeurs sociales fortes, reconnu pour la qualité de ses expertises et son impartialité, tant au niveau national qu’à l’international. Sa mission est d’être le garant du respect de la règlementation environnementale sur des projets d’aménagement du territoire et de gestion des espaces naturels. Ils évaluent les impacts du projet sur le paysage et propose des solutions adaptées pour préserver et valoriser le patrimoine paysager.

Accompagnement agricole
EDAGRI est un bureau d’étude reconnu pour accompagner les porteurs de projet en milieu agricole, grâce à sa connaissance fine des enjeux, contraintes, et dynamiques des activités agricoles. EDAGRIS a développé une solide expertise dans l’accompagnement des nouvelles pratiques agro-écologiques, dont l’agrivoltaïsme.

Démarche de concertation et communication
Spécialisée dans le dialogue local, l’Agence TACT accompagne des acteurs publics et privés dans l’intégration territoriale de leurs projets. Dans ses bureaux comme sur le terrain, elle conçoit et met en œuvre des actions d’information et de concertation adaptées aux attentes des territoires, de leurs élus et de leurs habitants.
